lundi 5 janvier 2009

New Year eve

Un appart, des potes, une jolie vue, une bonne ambiance...

Le nouvel an. LA soirée que tout le monde veut réussir chaque année et que la plupart finissent par foirer. On fait des plans incroyables, on passe de soirées en soirées. Finalement, espérant mieux ailleurs à chaque fois, on est tout le temps décu, et en une heure on a fait le tour. On lâche un mini "Youpi" au moment de minuit en se disant "je ferais mieux l'année prochaine".
Et l'année prochaine arrive. Puis celle d'après. Procrastination quand tu nous tiens. 

Le nouvel an c'est aussi une soirée pendant laquelle on s'oblige à s'amuser. Sinon, "on commence mal 2009". Oui oui, le nouvel an est "une occasion unique de faire la fête". Pourquoi? Parce que notre calendrier stipule qu'on change d'année ce jour là? Savez- vous qu'à certains endroits ils sont déjà en 3639? Et puis changer d'année en quoi c'est un truc fou? on vieillit d'un an, on voit le temps qui passe etc etc mais tout le monde voit ca comme LE truc à fêter. Ok, très bien. On s'est mis au diapason et on a fait ce qu'on pouvait.

mmmmmmm encore une chose avant le récit Ô combien épique de nos frasques nuptiales: comment expliquez vous que tout soit plus cher parce qu'on change d'année? le moindre dîné coûte 200 euros, la moindre entrée en boite coûte le prix d'une table 24 heures avant/après. Surtout cette année!!! C'est la crise, banqueroute, la fin, ou du moins le début de la fin si on écoute les économistes qui nous disent "n'ayez pas peur, tant que vous n'avez pas vendu vous n'avez rien perdu, et ça ne fait que commencer...." et pour commencer cette nouvelle année de galère financière on commence par quoi? par raquer notre race dans des réstos qui en temps normal nous auraient coûté le quart. L'année prochaine, je propose un truc. Finissons l'année bien, mais faisons en plus preuve de logique...

Récit de notre "homemade new year eve"

21h45: la soirée commence à 22h. Des gens sont déjà là: "mais y'a personne à la soirée " "ça ouvre dans 15 min" "ah c'est pour ça". Oui, c'est pour ça.

22h:  Les gens rentrent, tout va bien.

23h: folie à tous les étages. Je décide de monter voir ce que ça donne. Des gens partout dans les escaliers. Quelques jolies filles, des bonnes gueules, des grands sourires. Les gens rigolent, se mélangent, se parlent. Je franchis la porte de l'appartement. Un bouteille frôle mon front. Avec une agilité extrême je parviens à l'éviter. Elle est tenue par un mec qui tient ferment collée contre le mur une fille dont je n'aperçois que le cou. Sa bouche est prise d'assaut par ce jeune bûcheron. Elle ne s'en plaint pas. Je m'avance dans l'appartement et vois des mains s'agiter frénétiquement au rythme d' Abbesses de Birdy Nam Nam. Tout va bien.

00h: Après une coupure de courant de 2 minutes dont la précision nous impressionne, le gong retentit. BONNNNNNNNNNEEEEEEEEE ANNNNNNNNNNNNNNEEEEEEEEEEEE. Les bouches trouvent les joues, ou les autres bouches. Les potes se serrent dans les bras. On croirait un concours de hug national. Tout va bien.

01h: Les bouteilles débordent du bar, quelques personnes se dévouent alors gentiment pour les boire au goulot. Des gens arrivent encore. Queue aux toilettes, la salle de bain devient une salle de réunion, l'ascenseur THE place to be. Tout va bien

01h30: après un cours instant de non respect des listes, une droite qui part, puis une deuxième. Jack descend le nez éclaté, une arcades en friche et un peu à l'envers. Ses assaillants sont descendus par quelques potes à lui et leur tête rencontre (évidemment par hasard)  différents murs. Sonnés, ils trébuchent et s'en vont. Rien ne va plus

3h: la fête bat son plein. Un peu troublés par la bagarre, certains sont partis, d'autres restent. On parle musique dans la cuisine. On essaye de couvrir la musique pour parler dans le salon. La salle de bain est désormais une pool party improvisée. Je marche dans les couloirs à la recherche de visages familiers. Les gens sourient, rigolent, s'embrassent. Au détour d'un mur, je marche sur la robe d'une jeune fille, et m'en excuse, pas de réponse. Je me retourne pour voir de qui il s'agit et me rend compte que la fille en question dort paisiblement, allongée sur le sol, dans un minuscule recoin de l'appartement. Elle n'a pas bu me disent ses amis. "Elle est juste fatiguée". Attendri, je la regarde 30 secondes avant de continuer. Dans les escaliers, c'est l'Hotel Chelsea. Des artistes, des rockeurs, des mecs normaux, des surlookés, des jolies filles, des bouteilles, des bouteilles, des bouteilles. Un mélange rare mais tellement agréable.

4h-6h: des souvenirs par bribes. Quelques bagarres. Quelques baisers. Beaucoup de rires. Un poupée gonflable qui continuait de se balader. Certains étaient étonnés qu'elle ne donne pas son prénom.


















Photos: V. Lefebvre and co

"Dans le club"..... non non, devant

Plusieurs raisons m'ont poussé à passer un certain temps à regarder les gens devant les boites. Là vous vous dites: le mec se prend pour un mec hype, genre "je rentre, viens on regarde les autres", où le mec fume beaucoup trop, et fait partie des gens qui sortent mais passent plus de temps à l'extérieur qu'à l'intérieur (ce qui parait plus logique puisqu'on dit SORTIR alors que notre but est de rentrer quelque part....). Je suis obligé de vous répondre non. Je ne fume pas. :)

On peut distinguer différents types de personnes devant les boites de nuit: le mec cool sur-accompagné et donc sur-sûr de lui, le mec qui à l'air cool mais sur-accompagné... par des boudins (mais qui bénéficie de l'effet "pom pom girl" © Barney Stinson), le mec recalé avant de l'être, le mec timide, la fille belle de loin mais loin d'être belle, le mec trop sur de lui, l'horripilant "habitué", la fille jolie, la fille jolie qui le sait, le fourbe, le mec qui feinte, un des meilleurs sans doute.

Et nous voilà face à un phénomène étrange: les gens changent le soir. Ils ne se comportent pas pareil (vous n'avez jamais ressenti une petite excitation le soir, une sensation particulière que vous ne ressentez pas en temps normal, une légère tombée de vos inhibitions?), ne s'habillent souvent pas de la même façon.

Ce dernier changement me rappelle un peu l'effet St Tropez. En été, là-bas, les gens ne sont pas les mêmes. On les croise sur l'autoroute ou dans l'avion, habillés normalement. Mais alors une fois le pied posé sur le tarmac/place des lices/maisondelocationbeaucouptropchèremaisbon tout change. Et là, festival. On dirait que le contenu des valises s'est transformé pendant le trajet. Les gens sont déguisés. Jean panthère d'un côté, string à strass de l'autre, tee-shirt ed hardy 50% douteux 100% dégueu. Les gens ont une propension à changer selon l'endroit où ils se trouvent assez hallucinante. BREF.

Devant le club donc (prononcer clUb, comme pUzzle), les gens changent. La boite vient d'ouvrir. Arrive la première catégorie de personnes. Souvent les mecs timides, qui se sont dit qu'en arrivant plus tôt, ils seraient plus visibles, donc plus en mesure d'attendrir le physio, ou que le recalage était moins grave devant 2 personnes que devant une meute de gens attendant d'entrer. Le mec timide se déplace doucement, et de manière latérale. Il regarde autour de lui sans faire trop de mouvement, comme une gazelle entourée de lions. Il sait qu'il peut se faire bouffer (recaler) d'un moment à l'autre, et n'hésite donc pas à se faire oublier en se disant qu'il pourra finir par se faufiler doucement, ou qu'il attendrira le lion (le videur). Mais souvent, à force de se faire oublier, le mec timide attend 3 heures devant, et finit par se faire recaler.

Au contraire du mec timide, on trouve le mec trop sur de lui, souvent le même mec que le feinteur. En effet, le feinteur simule un excès de confiance en lui pour ressembler à l'habitué, ou passer pour un mec important. On le repère de loin: il marche vite, fait du bruit: "Paul, Sabrina, ça fait deux heures que je vous attend, la prochaine fois je ne vous fait pas rentrer". Ca passe, où ca casse. Quand ça passe, on reconnait le feinteur au soulagement que l'on peut lire sur son visage, où à la chaussette blanche qui apparaît alors sous son pantalon quand il exécute un salto de joie. Quand ça casse, le feinteur a deux réactions. Soit il explique à ses potes que le physio a changé: "ça fait deux ans que je viens, je me suis jamais fais recalé. C'est plus Hamed. C'est plus l'ancien physio je veux dire. C'est un nouveau"; soit il explique que c'est de la faute de ses potes: "putain Paul, je t'avais dit de pas mettre tes sparco, juste avant que tu arrives le physio m'a dit si ton pote a des sparco, c'est mort".

Degré supérieur du mec qui feinte, le fourbe. Le fourbe, c'est le mec qu'on ne voit pas venir. Vous marchez derrière lui depuis 5 minutes sur le chemin de la boite, il a rien de particulier. Sa chemise est blanche, il porte des baskets montantes cool, il a l'air sympa. Et puis, 10 mètres devant la boite, le fourbe se métamorphose. Il ouvre les 3 premiers boutons de sa chemise, délace un peu ses baskets, passe sa main dans ses cheveux, et sort son téléphone. Là, il compose un numéro, celui de son répondeur, juste pour se mettre dans le truc, et se dirige à vive allure vers l'entrée: (au téléphone) "oui écoute je peux pas te parler là, mais non je peux pas prendre l'avion pour Los Angeles tout à l'heure, la bourse va mal j'ai besoin de rester entre la city et paris....... blablablablabla". Et le mec rentre. Le videur le voit passer mi-amusé, mi-intrigué. Impossible de l'arrêter, le fourbe ne l'a même pas regardé. Le videur ne peut pas prendre le risque de le recaler si c'est un mec important, et se dit "aucun mec n'est assez con pour tenter ca, ça marcherait jamais". Mais si en fait, y'a des mecs assez cons, et ils sont mêmes plutôt malins. Le temps passe un peu, il est 1h30, 2h. Les types de clients changent.

Arrive la fille jolie. Comme souvent avec ses deux copines moches. Elle ne force pas l'entrée, connais un peu le physio à force de venir. Elle se met dans la queue, tout en essayant de capter son regard, comme à peu près 99% des gens autours d'elle. Au bout de 5 minutes, il finit par la voir. Elle rentre sans faire de vagues. Ses copines moches aussi.

Catégorie supérieure, la fille jolie qui le sait. Là c'est autre chose. Elle n’est pas forcément mieux que l'autre. Juste plus maquillée peut-être. Elle s'avance vers l'entrée, et demande même aux gens de se décaler. Elle se présente devant le physio en le regardant, genre "j'attend depuis 30 secondes, tu m'as pas vu ou quoi?". Elle rentre. Les jolies filles attirent les gros clients. Obligé.

Arrive l'horripilant habitué. Il se gare devant, presque en travers. Regarde autour de lui genre "ouais les mecs, j'ai l'air de rien, mais dans 5 minutes je suis dedans". Il se met derrière la queue, dans l'axe du videur. Et là, phénomène étrange, il saute: hé sam! hé! sam je suis là! oh sam c'est moi! sam! sam!

Le videur le voit mais le fait attendre par principe. 37 secondes après le mec rentre, suivi par son crew de mecs. Il embrasse les videurs successivement, demande des nouvelles, juste histoire de montrer qu'il est dans la place. A peine arrivé il s'allume une clope, juste histoire de rester devant, mais du bon côté de la barrière. Oui, l'habitué aime se sentir supérieur. Surtout quand il ne l'est pas dans le reste de son existence.

AHHH. On l'attendait. Voilà le mec sur-accompagné. Le genre de mec qui nous énerve avant même d'avoir ouvert la bouche. Baskets montantes, chemise blanche ouverte ou tee-shirt blanc col V, sourire freedent. Le plus énervant chez ce mec c'est qu'il à l'air sympa. Contrairement aux autres, on l'appelle quand il est devant pour le faire rentrer plus vite. Il passe devant tout le monde. Dit bonjour mais discrètement. Un sourire à droite à gauche. Il rentre. En bas, pas question d'être show off. Il prend une petite table, ses copines dansent autour de lui, s'amusent. On reconnaît le mec sur accompagné même quand il fume une clope, tout seul, dehors. Sa chemise est un peu plus ouvert qu'en rentrant. Il demande du feu en russe, remercie en brésilien. Il parle à tout le monde, ou tout le monde lui parle. Il inspire confiance: regard bienveillant, bonne gueule, simple. Quand il ressort, le mec sur accompagné a souvent quelques filles en plus avec lui, jolies, avec quelques potes. Un truc est sûr, le mec sur-accompagné ne le sera jamais assez.

3h30. Le mec sur-accompagné par des thons décide finalement de se pointer. Après avoir écumé 2 ou 3 boites pseudos hypes où il connaît le cousin du neveu du patron, il se sent en confiance. De loin, il fait illusion: seul, 4 ou 5 filles. On pense au mec cool. Mais quand il se rapproche, déception. Brun, cheveux gominés en arrière, pantalon trop court et mocassins trop moches. Au centre de l'ouverture de sa chemise un pendentif en or perdu dans les poils. Il mâche systématiquement un chewing gum. Contrairement au mec précédant, il est un peu arrogant, persuadé d'être accompagné par les plus grosses bombes de la planète. Ce mec là ne lit pas, même les proverbes foireux en fin de dictionnaire Larousse édition antique, sinon il aurait su que "mieux vaut être seul que mal accompagné". Quoique, dans son cas, c'est sûrement les filles qui le sont le plus.

jeudi 11 décembre 2008

Life goes on



J'ai appris un truc un peu dur aujourd'hui, dont je ne vous parlerais pas. Ce qui est important n'est pas seulement le sujet en question, mais ce qui en découle, ce que j'ai compris.

J'ai envie de vous parler d'un truc qu'on vous a déjà dit mille fois, que vous avez déjà entendu, rarement écouté. Le temps passe vite, la vie aussi.
Quand quelqu'un disparaît autour de nous, où qu'il est susceptible de disparaître, on est abattu, on perd nos valeurs, les valeurs, ce à quoi l'on croit, ce à quoi l'on rêve. On anéanti tous nos espoirs de création et d'avenir pour une destruction, une disparition fatale, une fin inéluctable. Mais je pense qu'un truc est important, essentiel. C'est de prendre conscience que même celui qui est voué au destin le plus tragique peut s'en sortir mieux que vous, et même vivre plus longtemps. Celui qui a un cancer, une maladie atroce, une maladie qui le tue, va mourir. Vous en souffrez. Mais qu'est ce qui vous dit que vous n'allez pas partir avant? Qu'est ce qui vous dit que vous n'allez pas mourir demain? Qu'est ce qui vous dit que votre vie sera plus illuminée que la sienne? Rien. Et c'est bien ça le problème. Je ne cherche pas à vous plomber, à vous donner envie de mourir tout de suite pour ne pas souffrir demain. Ne ne cherche même pas à vous émouvoir. Juste à vous faire prendre conscience que si la vie peut-être triste, elle peut aussi être belle, et que nous devons profiter à tout prix, parce qu'on ne maitrise pas tout.
Evidemment tout peut s'arrêter demain, évidemment que nous ne sommes pas à l'abri d'un changement brutal. Mais est-ce pour cela qu'on doit rester passif? ou au contraire faire n'importe quoi?
Je pense qu'il est temps de profiter vraiment de la chance que nous avons. Il est temps de bouger, d'avancer, de faire ce que l'on aime faire. De faire ce que nous voulons faire plus que ce que nous devons faire. J'ai entendu une jolie phrase aujourd'hui. Une personne que je connais bien et que j'aime infiniment à demandé à une autre: "qu'est ce que tu as envie de faire?" La réponse fut immédiate, et d'une simplicité désarmante, "vivre".

"Qu'est ce que tu as envie de faire?
Vivre. Je veux vivre..."

Vivre. Pourquoi doit-on mourir pour avoir envie de vivre? Pourquoi doit-on voir la vie s'éloigner pour vouloir la rattraper? Pourquoi attend-on d'avoir mal quelque part pour prendre conscience que nous allions bien?
Le temps passe à une vitesse folle, et on oubli le principal. Vivre.
Vivre pour rêver, pour créer, pour sourire. Vivre pour chanter, pour pleurer, pour rire. Vivre simplement pour ne rien regretter le moment venu. Vivre pour pouvoir se retourner et dire" j'ai vécu".

Ce que je dis parait sûrement niais, sûrement idiot, trop dit. Mais même si je l'ai entendu des millions de fois, ça m'a plus touché aujourd'hui. Je crois l'avoir enfin compris.

La vie n'est pas forcément belle, la vie n'est pas forcément simple. Mais la vie est toujours courte.

Je ne suis pas en mesure de vous donner des conseils, et qui suis-je pour le faire? je vais pourtant me permettre de le faire:
dites aux personnes que vous aimez que vous les aimez, pour ne jamais avoir à regretter de ne pas l'avoir dit
dites aux gens de quoi vous rêver, pour ne plus rêver seul
osez vous dire à vous même que vous êtes quelqu'un de bien, et que votre vie ne dépend que de vous, pour ne jamais avoir à regretter de ne pas vous l'être dit
osez vous regarder dans une glaçe et assumer ce que vous êtes et tout ce que vous avez fait, pour ne jamais regretter de ne pas l'avoir fait
osez regarder vos rêves et vous dire "j'y arriverais"
osez aimer, pour ne jamais regretter de ne pas avoir aimé

Vivez. Pour ne rien regretter.



Comme le dit Elder Camara, "lorsqu'on rêve tout seul, ce n'est qu'un rêve. Alors que lorsqu'on rêve à plusieurs, c'est déjà une réalité. L'utopie partagée, c'est le ressort de l'histoire..."


Laissons-nous rêver à ce que nous voulons vraiment. Vivre comme on l'entend. Je sais pas si on pourra en faire une réalité, mais je sais au moins que nous n'aurons pas de regrets.







mardi 9 décembre 2008

Agent Orange, une bombe


Teki Latex est bon, certains en doutaient, nous, on le savait (oui, nous sommes cools :)) 

Très bon Freestyle, A ECOUTER

http://hypem.com/search/agent%20orange/1/



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Comme quoi un petit changement...

Aujourd'hui, j'ai eu le droit à plusieurs petits moments qui m'ont fait prendre conscience d'une chose importante: ce qu'on possède finit VRAIMENT, par nous posséder.

Mon week-end avait pas mal commencé, tout se passait bien, jusqu'à ce que mon blackberry (oui, je suis cool, j'ai un blackberry), décide de se suicider. Comment? me direz-vous. Non, pas en sautant de mon égo. Pas non plus en se laissant tomber du haut de la colonne de Pin que l'on se plaît à exhiber comme le nombre de nos "amis" facebook. Oui je mets amis entre guillemets. Combien des personnes que vous avez sur facebook sont vos vrais amis? Combien sont des personnes qui vont ont rajoutées pour des raisons que vous ignorez? Combien sont des personnes que vous avez rajoutées sans les connaître pour des raisons que vous n'ignorez pas? Combien sont des plans culs? Ou des plans culs en puissance? (Oui je vous vois derrière vos écrans, à errer sur le facebook chat, en vous disant "de toute façon, je la saute quand je veux"). Mais ce jour arrive rarement. BREF. Mon ami blackberry décide donc de se suicider. Il n'accepte plus d'être branché au chargeur, refuse la charge, ne veut plus regonfler ses batteries. Incapable de participer à une euthanasie quelle qu'elle soit, je décide de voir comment le réparer. J'apprends que les blackberrys, comme tous les objets qu'on nous vend dans notre chère petite société de consommation, ont une durée de vie presque prédéfinie, pour pousser au changement. (Mais oui, pensez à votre ipod, qui vous avait couté un bras, et qui avait rendu l'âme pour une raison inconnue un an et demi après, comme par hasard au moment où l' « apple care » était périmé). Je me résous donc à simuler un scandale chez Orange, et parviens à me faire envoyer un nouveau téléphone, le même, mais neuf (oui, il s'agit d'un échange "standard", sûrement l'un des mots les moins sexy, les plus neutres qui soit. Quand il ne s'agit pas de nous vendre un truc on parle de standard pour nous enlever tout plaisir. Si l'on avait dépensé un peu d'argent on nous aurait parlé d' "offre", beaucoup plus agréable). MAIS, car oui il y'a un mais, le téléphone devait être livré le lendemain chez moi, je me devrais donc de vivre pendant approximativement 3h sans portable, mes cours ayant lieu à peu près à l'heure où l'échange "STANDARD" devait avoir lieu... C'est là que ma nouvelle journée commence.

J'arrive devant ma classe à 11h, persuadé d'être pile à l'heure. Malheureusement, même après 3 mois de cours, je suis incapable de me rappeler de mon emploi du temps, enregistré dans mon téléphone. Je me rend donc compte, 25 minutes plus tard, seul dans ma classe, que j'ai en fait cours à 13h. Je décide alors d'aller me balader, en attendant mon cours. En sortant de la classe, le couloir est bondé. Une fille que je regarde depuis pas mal de temps est assise par terre, à 20m de moi, et me voit m'engager dans le couloir. Je sens le test, l'épreuve. Avoir l'air cool à tout prix. Surtout avoir l'air cool. Je cherche dans ma poche mon téléphone, je pourrais simuler l'arrivée d'un texto, ou ne serait ce que regarder l'écran pour ne pas passer les bras ballants devant elle. Malheureusement, je réalise que ma poche est vide. Rien à me mettre dans la main, pour paraître décontracté. Je dois gérer toute ma démarche sans le secours d'un objet extérieur. Je me rends compte que c'est extrêmement compliqué. Première notion: nous avons un mal fou à nous déplacer sans avoir un truc dans la main, ou les mains dans les poches.

Il me reste environ 1h30 avant le début de mon cours. J'ai un peu de boulot, quelques coups de fils à passer, je décide d'aller m'asseoir à coté de la fontaine, avant de réaliser, encore une fois, que je n'ai pas mon téléphone, et pas la motivation pour travailler. Il se passe alors quelque chose d'étrange, qui ne m'était pas arrivé depuis longtemps: je regarde autour de moi. Je regarde SIMPLEMENT autour de moi. Sans être à la recherche de quoi que ce soit. J'attrape des bribes de conversations que je laisse s'en aller, j'écoute l'eau de la fontaine, les trois pigeons qui essayent de faire un bruit d'oiseau à peu près normal, en vain. Vous seriez sûrement surpris de voir comme c'est une chose que l'on a pas l'habitude de faire. S'arrêter, juste regarder autour, le ciel, les arbres, les gens, sans les juger. J'ai comme marqué une pause dans ce qui fait notre société. Plus de technologies pour me couper du reste du monde: ni musique ni téléphone, plus d'éléments pour me remettre à ma place d'être social qui se doit d'être envieux/jaloux/ ou indifférent des autres. Je suis juste là. Et c'est agréable. Trois vieilles dames passent à coté de moi, s'arrêtent comme si elles ne me voyaient pas, et racontent leur sortie de la veille. A les entendre, leur soirée était aussi hype qu'un concert d'Erol Alkan à l'Area. Il s'agissait en fait d'un petit goûter chez leur copine Simone, avec toute leur copines d'enfance (imaginez les liens, 75 ans d'amitié, il doit y avoir des gros dossiers). Je respire. Le temps passe vite.

Après mon cours, je finis par retourner chez moi, et retrouve Blackberry. Il a l'air d'aller pas mal, mieux que l'autre. Réjouis, je pars lui raconter deux trois trucs et lui présenter quelques potes avec un grosse synchronisation, ou "one way synch", parce que même pour parler de synchronisation, on nous parle anglais, c'est plus "cool". Puis je décide de voir ce qui se passe sur facebook.

Whaouw: 11 inbox. Cela suffit pour certains à passer une bonne journée. J'aurais du faire partie de ceux-là. Je décide de répondre au premier. Puis au second. Puis au troisième. Mr facebook me prévient: "slow down, or you'll hit a block", en gros calmos ou je te démonte. Ce à quoi je répond: "que de la gueule". Puis, au 10e message, ma session se déconnecte toute seule. Après une petite insulte (genre "ta race") à mon computer (prononcer "computaire"), j'essaye de me reconnecter. Et là, c'est le drame.

"Votre compte à été désactivé par l'administrateur". Autrement dit, j'ai plus rien. Plus de contacts, de potes à revendre sur friend for sale, plus snowballs à thrower à la gueule de je ne sais qui, plus de poke pour montrer à une fille que je la trouve bonne sans oser l'écrire. Plus de tagg sur les photos toujours plus moches de soirées, où chacun se détagg systématiquement. Plus de balade dans les albums photos des gens qu'on à vu deux fois. Plus personne pour m'adder as a friend, ou pour essayer de m'assassiner dans une guerre des gangs. J'ai l'impression de mourir un peu. Ma vie facebook vient de s'achever. Ma vie de recommencer.

La moindre panne de blackberry, le moindre problème de connexion sur facebook, et on s'énerve avec l'impression que "tout" déconne, que "tout" va mal. Redescendons les mecs, ca reste un téléphone et un ordinateur. Et après la jolie journée que j'ai finalement passée, je vous promets qu'on apprend plus et profite plus en regardant autour de nous assis sur le bord d'une fontaine, qu'en regardant à qui appartient la main posée sur la fesse de Sarah sur la photo 719 de l'album "me, myself and I" de Paul.

(Il s'agit de la main de Tim. Fourbe, le Tim)

mercredi 3 décembre 2008

From party to hospital


Un jour d’octobre,

Le carton annonce : « …… et …… ont le plaisir d’inviter ………………. A célébrer le ………………. De la ………………………

Défilé Printemps-Eté 200/ »

Défilé ? scanner rapide des informations. Jolies filles, jolie déco, sûrement un Dj cool, grosse soirée. Mes deux acolytes de chaques côtés. We’re in.

Parc de St Cloud, un froid de canard, mais nous sommes surmotivés par la soirée vers laquelle nous nous dirigeons. Un premier portail pour checker nos pass. Puis un autre. Puis un autre. Après 3 gestes identiques pour montrer l’invitation, je développe un savoir faire taylorien qui me permet de la montrer dans un temps deux fois inférieur à la première fois. Nos mains sont gelées. Nos Scooters toussent et nous implorent de nous arrêter. Je vois le parking, qui ressemble plus à une aire d’autoroute qu’au parking du BC. Une file de gens. Des grandes filles minces dont les membres allongés semblent ralentir les mouvements. Quelques grands mecs enfouis dans leur écharpes, répétant qu’il est « indécent de nous faire attendre dans ce froid ». 1 minute. 5 minutes. 10 minutes. 20 minutes. Et là, le fameux « ahhhhhhh » de soulagement. Les portes s’ouvrent. Les gens rentrent. Je n’ai qu’une invitation valable pour deux. Nous sommes trois. Par miracle un « il est avec nous » pseudo hautain et mal joué est le sésame d’entrée pour notre pote, et est même reçu par un « excusez moi monsieur je ne savais pas que vous étiez ensemble ». Qui sommes-nous ? Personne, comme tout le monde ici, donc quelqu’un. Ou du moins, on pourrait être quelqu’un. Une personne que l’on fait rentrer sans pass, c’est moins préjudiciable que de refuser l’entrée à quelqu’un que l’on est censé connaître. La fille qui s’occupe de l’entrée l’a compris. Nous sommes ravis. Ca « commence bien »…. Nous faisons quelques pas avant d’arriver dans la tente dressée pour l’occasion. Sublime décoration, des dizaines de tables rondes, 4 bars de 20 mètres de long, un podium transformé en piste de danse pour copines de mannequins et homo erectus (au sens moderne du terme) en furie. Girls Gone Wild ne nous aurait pas fait plus d’effet. Nous nous dirigeons vers le bar. Je commande mon éternel jus de fraise – « y’en a pas, mais nous avons orange, abricot…. »- donc d’orange tandis que CD et PF commandent des coupes de champagnes pour leurs 6 amis respectifs imaginaires, sûrement en fauteuils roulants puisque manifestement incapables de se rendre au bar (technique typiquement parisienne). Pendant que mon jus d’orange Joker arrive, une jeune fille m’aborde au bar « how arrrrrrrrrrrre you ? This PArtY Rockssssss. Do you want to dAnce ? ». Assez jolie, je la gratifie d’un « I’m gay » (réponse de sauvetage qui fait son effet ) et retrouve mes potes qui ont décidé de boire les verres de leurs amis imaginaires car « on peut pas gâcher ça ». Une fois titubant ou presque, ils sont sur la piste de dance (qui devient aussitôt, l’alcool aidant, le « dancefloor ») ou nous décidons de danser sur une musique assez incroyable. Après overdose de Justice, MGMT et Remix de remix par des Dj aux sonorités Russes, nous décidons de nous mettre en quête (de russes). Tout le monde danse. Tout le monde se parle. Une épaule. Des jolies jambes. Un ami (de soirée). Un ami ? . Un pote. Du champagne. Des potes imaginaires ont du arriver à en croire les mains pleins de mes potes. Je les traite d’arriviste. Il me traitent de jus-d-orangiste. Je décide de saluer ne serait-ce que par politesse monsieur Moet et son ami Chandon. Je les recroise et les re-salut. Je les croise tout le temps et suis bien élevé. Puis jus d’orange. Encore. Et encore. La musique est de mieux en mieux. Les gens sont sympas. On danse. On danse. On danse. On discute avec des inconnus comme si on se connaissait depuis toujours. Prénom ? inconnu. Nom ? inconnu. Profession ? inconnue. Caractéristique principale ? Jolie/sympa/drôle/ danse de manière drôle/ bourré/ demande sans arrêt « t’as pas une clope », question qui bénéficie à chaque fois de la même réponse, « non je fume pas ». Véridique.

La soirée continue, 4h du matin. Les premières lumières s’éteignent. Les deux bars du fond ferment. Puis ceux qui sont à coté de nous aussi. Mon pote jus d’orange va se coucher. Moet et Chandon son vidés par les anti-piques-assiettes piques-assiettes.

Une main frôle la mienne. La copine jolie de la fille du bar. « hey, ca va ? ». « bien et toi ? ». « pas mal ». Scanner : jolies jambes, joli visage, grande, yeux verts. Jackpot.

« Tu fais quoi » ?me dit-elle dans un français plus anglo-russe que français. « Je rentre chez moi , et toi ? ». « je rentre chez toi ». Un sourire. Un baiser. Première erreur.

Le taxi. 3 filles. 3 mecs. Le compte est bon. Ca continu de « bien commencer ». Trois pneumonie après, on arrive devant le parc de « showall ». Code. La grille s’ouvre. On entre.

Il fait chaud. Les manteaux tombent. On rit pour rien. Il est tard. On est tous crevés. Celle que nous appellerons Svetlana me propose de la suivre. Je la suis. Une chambre, un legging qui tombe. Une jolie bouche. On profite. Jusque-là, tout va bien. Jusque-là, tout va bien. Jusque-là, tout va bien. Tout va bien. Passage par la salle de bain. Regard de vainqueur dans le miroir. Puis greetings à truc qui à fait son boulot à peu près correctement. Et là. Comment dire. Désenchantement. Ou mieux. La haine. Préservatif éclaté. Scanner en panne. Je ne m’en étais pas rendu compte. Réaction stupide : « tu es sure que tu n’as rien ? » j’ai le droit à un « what the fuck » complément anglais, prononciation parfait, insistance presque trop prolongée sur le « Fuck ». Stress. En plus un de nos potes à disparu. C’est une autre histoire.

5 heures plus tard. Pas dormi depuis 36 heures. Avec le pote disparu réapparu, à la terrasse d’un café. Je flippe. Ils flippent. Nous flippons. Montant de rationalité presque négatif. Labo au téléphone : risque encouru : inconnu. Proposition : aller aux urgences dans les 24h pour faire un test de dépistage. Je rigole. Je rentre chez moi.

2h du matin. J’ai toujours pas dormi. Incapable de fermer l’oeil alors que fatigué comme jamais. Google : Sida. J’apprend la page wikipedia par cœur avant de me dire que wikipedia c’est pas toujours vrai. Je consulte des notes de docteur en me disant que des docteurs cons y’en a pleins. Impossible de me rassurer. Il pleut. 2h30. Je démarre mon scooter, direction les urgences. Il y a du monde. Bagarre, accident de la route, l’impression d’être a Bagdad. 2h après mon tour arrive. 40 minutes après le médecin arrive. Je lui raconte mon problème. Age de la partenaire ? 26 ans. Métier ? unknown. Prénom ? unknow (prise de conscience immédiate de la connerie effectuée). Origine ? russe/vivant à Londres. Le médecin me regarde. Pire phrase de ma vie : « vous savez, on vit très bien avec le Sida ». Le mot est lâché. J’avais parlé de « Das », de « merde », de « truc de merde » toute la journée pour le désigner, mais là j’ai bien affaire à lui. Le docteur me sort des pourcentages selon lesquels tout mec normalement constitué a le sida ou la syphillis. Absence de rationalité due a la fatigue. Je gobe tout. Je m’énerve. Je veux pas mourir. Je tape dans le mur. Refuse la prise de sang. Accepte la prise de sang. Re-refuse de faire la prise de sang. Pose des questions. Accepte la prise de sang. Je pleure. J’appelle mon père qui tente en vain de me remonter le moral. Je pleure. Je demande au médecin « concrètement, cette semaine, combien de personnes sont reparties avec le sida ? ». « Sur 10 me répond-il, 6 ». 60 % de chances ? info ou intox ? il remplit son rôle, me fait envisager le pire. Je repars avec ma plaquette de trithérapie, plus mort que mort. Dehors : 5 degrés. Il est 6 heure du matin. Toujours pas dormi. Il pleut des cordes. Pas de taxi. Je prend mon scooter. Je pleure. J’arrive chez moi. Prends mon cachet numéro 1, et fais le tour, assez vite, des effets secondaires.

Après trois jours cauchemardesques, je vois un médecin qui me dit que mes chances de l'avoir sont faibles. N’ayant aucunes coordonnées de la fille en question je ne peux m’en assurer à 100%.

Peur qui va-et-vient pendant 3 mois. Les tests m’affirmeront que je n’ai rien.

4 jours atroces, à envisager le pire. Je comprends que le risque est présent.

Sortez couverts.

jeudi 27 novembre 2008

Petite précision

Vous devez vous demander en quoi ce qu'on pense peut vous intéresser, en quoi cela peut vous être d'une quelconque aide, si on ne va pas vous couler dans les méandres d'une pensée pessimiste, ou, au contraire, tomber dans l'écueil symétrique et vous présenter un monde sublime, sans nul lien avec la réalité.

Je pense qu'on peut vous apporter quelque chose dans la mesure où, paradoxalement, vous pouvez vous reconnaître dans nos histoires. Pire, vous risquez de vous surprendre a avoir pensé des choses similaires, en pensant que vous étiez seul à les penser. Vous seriez sûrement étonnes de voir à quel point ce qu'on pense être le seul à croire est en fait souvent partagé par tous.

J'aimerais vous dire que nous sommes, que je suis profondément différent, que nous sommes tous profondément uniques et que nos pensées n'appartiennent qu'à nous. Malheureusement, force est de constater que nous sommes tous semblables, et que cette différence que nous nous acharnons à mettre tous les jours en avant est la première de nos similitudes. La première preuve est d'ailleurs la suivante: nous sommes tous contre la pensée unique....

Quelle vision pessimiste de notre existence que de penser que nos raisonnements, nos émotions, nos états d'âmes et nos situations sont partagées par des millions de gens à travers le monde. Mais ceci est sûrement une chance en un sens. Si nous sommes tous si proches en réalité les uns des autres, il existe forcément des terrains d'entente.

Je n'essaye pas de vous dire que nous sommes tous identiques, que nos destinées sont prédéterminées et que finalement la vie ne sert à rien si ce n'est à perdre tout ce que nous avons contribué à créer le jour de notre mort. J'essaye simplement de vous dire que nos différences ne sont pas forcément là où nous pensons qu'elles sont. Je me suis souvent dit que j'étais plus malin que certaines personnes, que je comprenais mieux certaines choses, que j'avais une aptitude particulière à comprendre les gens et à les consoler. Combien d'entre vous ont déjà pensé ça? Beaucoup. Combien de vous ne l'ont jamais pensé? sûrement beaucoup aussi. Nous sommes donc évidemment différents. Mais il est amusant de voir à quel point certaines choses que nous pensons nous êtres propres sont en fait partagées par bon nombre de personnes. (Prenez un autre exemple, celui des "conditions" comme le dit ma petite soeur, du type "si le métro n'arrive pas dans moins de 30 secondes c'est que ...", vous pensiez être le seul à le faire dans votre tête???)

Le but de ce blog n'est pas de vous raconter nos vies: je ne vous parlerais pas des événements marquants de ma vie en détail, ne vous dirais pas que j'aimais les dinosaures quand j'étais petit et que cela a eu une quelconque influence sur celui que je suis aujourd'hui. Mais je serais évidemment contraint de faire allusion à certains événements, non pas que je pense que ça puisse vous apporter quelque chose en absolu, mais plutôt dans la mesure où ils font partie intégrante de ce que je suis, de ce que nous sommes, et conditionnent, c'est triste à dire mais plutôt vrai semble-t-il, notre manière de penser et notre approche de la vie aujourd'hui.

Plutôt qu'une réflexion globale sur l'existence qui serait un sujet sûrement passionnant mais que je suis incapable de traiter, et qui risquerait de paraître sous-traité car trop traité, je vous propose de partager certaines thèmes qui nous sont chers, certaines bribes de vies qui nous ont marqué, certaines journées/soirées qui sont restées.

j'espère que vous y trouverez un intérêt, quel qu'il soit.

lundi 3 novembre 2008

Prologue

Je me pose des questions, souvent. Je me demande pourquoi on ne va pas droit au but, pourquoi on n'ose pas. J'ai des rêves plein la tête. Je veux du changement, je crois au talent, à notre capacité à faire toujours mieux, à faire à notre échelle de ce monde un monde meilleur. On passe tant de temps à se poser des questions inutiles. Je critique sans proposer, facile. Peut-être. Mais proposer quoi? de dire ce qu'on pense tout le temps? de vivre à 1000 à l'heure? c'est tentant. Mais pas si évident. A vivre dangereusement? ce n'est pas conseillé, et malheureusement si souvent prôné. De vivre tout simplement peut-être. Vivre vraiment ce n'est pas forcément vivre dangereusement. C'est ce vers quoi l'on tend. Vivre vraiment, se débarrasser des poids, de la pesanteur du regard des gens, lever la tête, se faire confiance, oser, tenter. Vivre ses rêves, se réaliser dans ce que l'on fait, ne pas se donner l'impression que l'on pourrait se réaliser dans ce qu'on ne fait pas. Une idée, c'est bien. Sa concrétisation, c'est mieux. Une idée qui en reste une ne mène a priori nulle part. Une idée qui se concrétise en amène une autre, nous donne l'impression, juste, d'avoir un rôle. "Vivre pour créer"... ça serait beau non? Mais ça à l'air si compliqué. On nous pose tant d'obstacles, on se sent si souvent freinés. Oser. Peut-être le remède à tout. Comprendre qu'on à de la chance d'être là, comprendre qu'on peut tout faire avec un peu de volonté. Certain diront ça dépend... de quoi? de qui? quoi de pire que de dépendre de quelqu'un, de quelque chose? Nos rêves sont accessibles, d'une manière ou d'une autre. Devenons ce qu'on veut être. Ca devrait être ça notre motivation. Ca à déjà été dit? oui, souvent. Peut-être que je tourne un peu en rond. Mais n'est-il pas mieux de tourner en rond que de foncer droit dans le mur? On peut faire ce qu'on veut...

Sinon il y' a cette option là....."Ne vous dérangez pas, le temps ne fait que passer" Alexakis

on sera un peu de vos oreilles, un peu de vos yeux, on essaiera de vous montrer deux trois trucs, n'hésitez pas à en faire autant.

Welcome